C’est en 1997 que mon chien Kofi a perdu l’une de ses pattes dans un accident de voiture : depuis lors, il marque le petit hameau de Croix-Rouge et sa présence sur le bord de la route est un point de repère fort utile pour les promeneurs égarés.
C’est donc naturellement que la toute nouvelle association a trouvé son nom, « le chien à 3 pattes », en tenant son assemblée générale constitutive, le 13 janvier 2007. Ce lieu de rencontre rebaptisé par l’usage local, entouré de vignes et qui dispose d’un magnifique caveau de jazz doit lui permettre de favoriser l’expression de jeunes talents musicaux pour un public régional et de passage.
Que ces premiers flocons de neige de l’hiver me soient l’occasion de vous adresser tous mes vœux de bonne année… et rendez-vous peut-être le samedi 13 mars pour le prochain concert avec Pink petticoat.
Les festivités du Beaujolais nouveau ont peu à peu laissé la place aux publicités de Noel.
D’un coté, des vignerons qui, pendant quelques jours, ont pris simplement plaisir à présenter les premiers fruits d’une année de travail ; des amis qui, dans le monde entier, ont perpétué cette tradition cinquantenaire de se retrouver et de partager la découverte de ce premier vin 2006.
De l’autre coté un déferlement de publicités et de surenchères médiatiques qui, depuis plus deux semaines, essayent de nous persuader que Noel ne pourra se concevoir sans verser à l’autel sacré de la consommation débridée.
Sur les vignes de Bois-Dieu, le sécateur a repris du service : devant les dizaines de milliers de ceps qui vont occuper les 4 mois à venir, pourra-t-on me faire encore croire que le Beaujolais nouveau est une opération marketing ?
Métamorphosées au gré des intempéries, habillées de neige et de givre ou exposant la nudité de leur sombre bois tortueux, les vignes de Bois-Dieu se dépouillent progressivement de leurs sarments : la taille va bon train pour tourner progressivement la page de l’année précédente.
C’est un grand privilège du vigneron de pouvoir ainsi préparer le futur millésime tout en pensant aux bouteilles de la dernière récolte qui achèvent leur maturation dans la cave.
Le millésime 2005 est marqué par ses caractères tanniques et une très grande aptitude à la garde : il constitue tout entier une cuvée d’exception, je dirais spéciale.
Jour après jour, sur chaque cep, on laisse une dizaine de bourgeons minuscules, les yeux, consciencieusement choisis. Toute la récolte y est en devenir, avec ses futurs sarments, ses feuilles, ses vrilles et ses fleurs.